Les chiffres de la bio

Des paysans toujours plus nombreux à passer le cap

Depuis mi-2015, de nombreux paysans et paysannes ont décidé de convertir leur ferme. Cette tendance, dont bénéficient autant les filières animales que végétales, est particulièrement marquée en bovins lait et bovins viande, ainsi qu’en grandes cultures.

En optant pour la bio, les producteurs et productrices ont aussi fait le choix de se positionner sur un marché dynamique au sein de filières économiques structurées et rémunératrices.

Chiffres clés de la bio en France en 2019

 

  • +5 500 producteurs bio en 2019
  • 47 196 fermes bio au 31 décembre 2019, soit 10,36 % des fermes françaises
  • 8,5 % de la SAU en bio ou conversion soit 2,25 million d’hectares en 2019
  • +13 % de surfaces bio en un an, avec près de 565 000 ha en conversion

Et en Europe ?

D’après l’Agence Bio, fin 2018 près de 325 306 exploitations agricoles (+4,9% en 1 an) cultivaient plus de 13,8 millions d’hectares (+7,6% en 1 an) en bio soit 7,5% de la SAU dans l’Union européenne à 28.

En 2019, 70 322 opérateurs étaient engagés dans une certification bio de leur activité. Le nombre de fermes, d’entreprises de préparation, de transformation ou de distribution certifiées a ainsi progressé de 8 554 opérateurs depuis 2018, soit plus qu’entre 2017 et 2018, avec une croissance relative de +13,8 %.

 

Environ la moitié des fermes et des surfaces conduites en bio se trouvent dans les trois plus grandes régions françaises :
• Occitanie : 10 663 fermes, 503 026 hectares.
• Nouvelle-Aquitaine : 6 996 fermes, 289 468 hectares.
• Auvergne-Rhône-Alpes : 6 581 fermes, 274 094 hectares.

 

 

Le marché bio approche des 12 milliards d’euros

En 2019, la consommation de produits biologiques en France (consommation des ménages et celle hors foyer) a connu une croissance annuelle de plus de 1,4 milliard d’euros atteignant 11,93 milliards d’euros, soit une croissance de +13,5 % versus 2018. La consommation moyenne de produits bio s’élève ainsi à 178 euros par an et par habitant.

 

Un marché qui n'a rien d'une niche : plus de 6% de la consommation des ménages en bio

En 2019, la valeur des achats des produits alimentaires biologiques des ménages français est estimée à11,3 milliards d’euros TTC.

Le taux de croissance est de +13,3 % entre 2018 et 2019.

La consommation des ménages a plus que doublé en cinq ans avec une croissance de plus d’1,3 milliard d’euros chaque année depuis 2016.

Ainsi 6,1 % de la consommation alimentaire des ménages3 sont consacrés aux produits biologiques.

 

Des consommateurs qui plébiscitent la bio

Les Français font confiance à l’agriculture biologique et reconnaissent ses nombreux bénéfices : préservation de l’environnement, qualités nutritionnelles, santé. Perçue comme une réponse cohérente, fiable et concrète à des enjeux sociétaux majeurs, la bio est désormais sortie d’un marché de niche et dispose d’une large base de consommateur, couvrant des habitudes de consommation diverses.

Les Français et le bio

  • En 2019, plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques et près des ¾ consomment bio régulièrement (au moins une fois par mois).
  • 14% en consomment même tous les jours
  • 71 % en consomment au moins une fois par mois, un niveau également stable depuis deux an

 

La France figure de proue de la bio de l’agriculture bio européenne ?

En 2018, 325 306 fermes de l’Union européenne (+4,9 % par rapport à 2017) cultivaient près de 13,8 millions d’hectares selon le mode biologique, une surface en progression de +7,2 % par rapport à 2017. Entre 2010 et 2018, les surfaces cultivées en bio dans l’Union européenne ont été multipliées par 1,5 et leur part dans la surface agricole utilisée est passée de 5,1 % à 7,5 %.

Quatre pays totalisaient près de 60 % des surfaces et des fermes : l’Espagne, la France, l’Italie et l’Allemagne.

 

• N°1 Espagne : plus de 2,2 millions d’hectares en 2018 (+8 % par rapport à 2017). Les surfaces bio espagnoles ont progressé de +54 % depuis 2010, soit un peu plus vite que dans l’ensemble de l’Union européenne.
La production est essentiellement orientée vers l’exportation. Le cheptel de bovins viande bio est le premier de l’Europe à 28 avec des surfaces fourragères considérables. Le pays est également 1er par sa surface très étendue de cultures permanentes dédiées au verger fruitier (notamment les agrumes, l’oliveraie) et au vignoble.

• N°2 France : 2 millions d’hectares en 2018 (+13 % par rapport à 2017), surface cultivée en bio qui approche celle de l’Espagne. Elle connait depuis 2010 la croissance des surfaces bio la plus forte de l’Union européenne.
Elle se place première par sa surface bio dédiée aux grandes cultures et par son cheptel de poules pondeuses et de poulets de chair bio. Par sa production laitière, ses cheptels de bovins viande et de porcins, la France se classe 2e.