Financer son projet

Avant de chercher des financements pour votre projet, vos besoins d’investissement doivent être bien calibrés. Plusieurs solutions existent pour réduire les coûts d’investissements initiaux : location plutôt qu’achat de tout ou partie du foncier, partage du matériel via une CUMA. Ces pistes permettent de porter l’effort d’investissement sur ce qui est vraiment essentiel. Des aides publiques et des sources de financement privées peuvent être mobilisées.

Aides

Dans le plan de financement de votre projet d’installation, voici une liste – non exhaustive – des aides mobilisables.

Aides à l’installation

L’Etat français et l’Europe co-financent la Dotation Jeune Agriculteur, qui est une aide au démarrage (besoin en fonds de roulement, achats de matériels de base). Elle est constituée d’un socle de base, et complétée par des « bonus » en fonction du profil du demandeur et de son projet. Un projet bio donne lieu, en fonction des régions, à un bonus. La DJA s’adresse aux moins de 40 ans et engage le demandeur sur une durée de 4 ans. Au niveau régional, voire local, des aides à l’installation peuvent être attribuées (notamment pour les plus de 40 ans). Renseignez-vous également sur les aides à la création d’entreprise (ex : dispositif ACCRE et d’autres aides en faveur des demandeurs d’emploi) ou les exonérations de cotisations de la MSA.
Vos partenaires économiques peuvent également vous soutenir financièrement au moment de votre installation. Prenez contact avec eux.

Aides au développement

Les investissements liés au mode de production biologique, aux projets de transformation sur la ferme ou de vente directe peuvent être soutenus par votre région. Ils financent alors une part (plus importante pour les projets bio) du montant des investissements.

Aides bio

Vous vous installez sur des terres conventionnelles et passez en bio ? Vous pourrez bénéficier d’une aide « Conversion à l’AB » pendant 5 ans en vous engageant à maintenir ces pratiques durant toute cette période. Pour une installation sur des terres déjà en bio, vous pourrez bénéficier de l’aide « maintien en AB ». Vous pouvez également faire la demande du crédit d’impôt bio (dans la limite de 4000€ au total).

Aides au conseil et à la formation

Les collectivités régionales proposent des dispositifs permettant de prendre en charge tout ou partie des formations (dans le cadre du PPP ou via le VIVEA) et de l’accompagnement. Ils peuvent concerner l’émergence du projet, la préparation à l’installation ou le suivi post-installation. Il est essentiel de choisir des formations et un accompagnement qui réponde aux problématiques spécifiques de l’agriculture biologique. Renseignez-vous auprès du GAB de votre département.

Aides au crédit

Les prêts bonifiés agricoles n’existent plus depuis 2017. Pour réduire le coût d’un emprunt, vous pouvez vous tourner vers l’ADIE, l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique. Des systèmes de prêt d’honneur peuvent aussi vous aider à obtenir un prêt bancaire (plus d’informations ici et )

Financements privés innovants

Le financement participatif est en plein essor : il peut vous aider à financer votre projet.

Des plateformes spécifiques pour les projets agricoles existent (exemple : Miimosa, BlueBees). Retrouvez un tour d’horizon ici et .