Prévenir et gérer la carie du blé en agriculture biologique : ressources disponibles

Publié le : 19 décembre 2025

Crédits photos : Laetitia Fourrie ; ITAB, Stéphanie Klaedtke

 

 

La campagne 2024/25 a été marquée par une forte présence de carie sur les blés conduits en bio. Cette maladie, qui conduit au déclassement de la récolte et à l’interdiction de semer du blé ou d’autres céréales apparentées sur la parcelle contaminée pendant 5 à 10 ans, est à surveiller de prêt en Agriculture biologique.

L’ITAB et Arvalis ont mis des ressources à disposition pour mieux connaître cette maladie, ses symptômes, les manières de la détecter, de s’en prémunir et de la gérer.

Description

La carie commune du blé est une maladie provoquée par des champignons avec un très fort pouvoir de propagation, qui touche le blé tendre, le blé dur, le petit et le grand épeautre.

Pour en savoir plus : consultez la page carie du blé du site de l’ITAB

Symptômes

Les grains cariés sont remplis de spores noires. Au battage, ils provoquent la formation d’un nuage noir et l’apparition fréquente d’une forte odeur nauséabonde de « poisson pourri ». Des épis d’aspect ébouriffés, avec une coloration plus verte plus longtemps, ainsi que des grains plus ronds, constituent d’autres symptômes visibles dès l’épiaison.

Pour en savoir davantage : consultez la page « symptômes de la carie du blé » du site de l’ITAB

Biologie / cycle

La semence représente la première source d’infection, mais des spores de carie peuvent être conservées dans le sol pendant plusieurs années.

Pour en savoir davantage : découvrez les infos techniques d’Arvalis

Risques

L’incidence économique de la carie est considérable. Les grains cariés sont impropres à la consommation humaine et animale. Les lots sont déclassés et doivent être détruits. Le délai de retour conseillé pour des céréales sur une parcelle contaminée est de 5 ans.

Pour en savoir plus : lisez la fiche Accident « carie commune » d’Arvalis

Prévention

Dans des systèmes en agriculture biologique, la prévention et l’observation sont essentielles pour produire des cultures saines. Pour se prémunir de la carie, il est recommandé de mettre en place une rotation diversifiée et d’utiliser des semences certifiées (indemnes, testées), ou, en cas d’utilisation de semences de ferme, de réaliser une analyse de carie, de nettoyer et de procéder à un traitement préventif des semences. Le levier variétal viendra renforcer ces mesures de prévention. Enfin, l’observation régulière de la culture permet de détecter la carie à temps afin de prendre des mesures pour limiter les dégâts.

Pour en savoir plus : consultez les pages « détection de la carie du blé » et « traitements des semences contre la carie du blé » du site de l’ITAB

Mode de gestion

En cas de parcelles touchées :

  • Récolter la parcelle contaminée en dernier (éviter le transport des spores par la moissonneuse-batteuse ou la nettoyer soigneusement après utilisation)
  • Ne pas réutiliser le grain en semences de ferme
  • En cas de contamination avérée, prévoir la destruction de la récolte (incinération).
  • Labourer la parcelle cariée. Si la contamination est élevée, un brûlage de la parcelle est souhaitable, sous réserve d’une autorisation préfectorale.
  • Décontaminer tous les lieux de stockage et de transit des semences afin de ne pas contaminer les semences saines lors des prochains semis

                   

Pour en savoir plus, consultez : la page « leviers de gestion de la carie du blé » du site de l’ITAB, la fiche « gérer la carie dans les lots de semence de blé » du projet LiveSeed, la fiche Accident « carie commune » d’Arvalis

Perspectives

Plusieurs échanges, travaux et projets en cours permettront d’apporter d’autres éléments et ressources sur les leviers de gestion du risque carie, notamment :

  • Le projet LIVESEEDING (2022-2026) avec un mini-module bientôt en ligne ”Growing and propagating bunt-resistant cereal varieties” concernant le levier variétal
  • Des travaux et projet d’Arvalis à venir sur levier variétal et détections précoces au champ