Bilan de l’Assemblée générale de la FPH, zoom sur ses activités

Publié le : 11 mai 2021

Organisée le 25 Février dernier à Mérinchal (23), la FNAB, en tant que membre fondateur de la Fédération des Paysan-nes Herboristes (FPH) a pu participer à l’Assemblée Générale 2021 au travers de Vincent Segretain, vice -président de l’association. Ce collectif crée en 2016 s’est donné comme objectif majeur la reconnaissance du métier de paysan-ne herboriste. A titre informatif, vous trouverez un tour d’horizon des actions menées en 2020 et poursuivies en 2021.

 

Référentiel métier

Lors de l’Assemblée Générale 2020 à Matour, le souhait d’une véritable reconnaissance du métier de paysan-ne herboriste ainsi que le contexte politique avec l’appui d’un sénateur ont conduit à la décision de définir les contours du métier et d’aller vers la création d’une certification professionnelle. Cette décision implique concrètement la rédaction d’un référentiel métier puis dans un second temps un référentiel de formation. Fin 2020 et tout début 2021, une enquête qualitative en ligne auprès de producteur-trices (133 réponses complètes) complétée par des entretiens individuels ont permis d’établir une trame pour l’élaboration du référentiel auquel travaille un groupe d’une douzaine de producteur-trices volontaires. Ce référentiel s’articulera sur cinq blocs : Cueillette des plantes aromatiques et médicinales, Production des plantes aromatiques et médicinales en vue de l’élaboration de produits finis, Transformation des plantes aromatiques et médicinales en vue de l’élaboration de produits finis, Commercialisation vente de produits finis et Promotion de l’usage traditionnel des plantes et du métier, et Gestion économique, administrative et financière. L’association s’est donnée comme objectif de soumettre une demande d’enregistrement de certification professionnelle au RNCP (France compétences) en 2024. Affaire à suivre de près !!!

 

Etude sur les allégations

A la demande de la Fédération des Paysan-nes Herboristes et suite aux recommandations de la mission d’information sur l’herboristerie réalisée en 2018 à l’initiative de Joël Labbé (sénateur du Morbihan), une enquête a été réalisée par Gaëlle Morel avec comme objectif de réaliser un état des lieux des plantes commercialisées en l’état et les allégations éventuellement utilisées à l’oral comme à l’écrit dans le cadre de la vente directe. Cette enquête s’est appuyée à la fois sur une enquête en ligne diffusée en Mars 2019 intitulée « Vente directe des PPAM, parler ou bien se taire face à nos clients ? » et des entretiens réalisés auprès des producteur-trices à l’échelle nationale. L’ensemble des informations rassemblées dans ce rapport ont apporté des éléments et des pistes de réflexion en vue de travailler des évolutions réglementaires favorables à la vente directe de plantes aromatiques et médicinales pour les paysan-nes herboristes. Vous pourrez avoir accès prochainement au rapport complet et à ses annexes sur le site de la FPH (https://paysans-herboristes.org/).

 

Elargissement de la liste des plantes en vente libre

En 2019, un groupe a été constitué à l’initiative de la FPH, rassemblant paysan-es herboristes, pharmacien-nes, médecins phytothérapeutes, herboristes de comptoir, représentant-es des écoles d’herboristerie…. pour travailler à l’élaboration d’une liste de plantes à « libérer » afin d’élargir la liste des 148 plantes inscrites à la pharmacopée bénéficiant d’une dérogation au monopole pharmaceutique. Une liste des plantes vendues en vente directe par les producteur-trices recensées dans l’étude sur les allégations a servi de base et a été complétée par une liste de plantes couramment commercialisées proposée par les herboristes de comptoir. Il s’agit des plantes sous forme plante sèche en l’état. La plupart des plantes de cette liste sont déjà autorisées sous forme de compléments alimentaires. L’enjeu est de revendiquer de vendre ces plantes en l’état sans qu’il soit nécessaire de passer par la forme et le statut de complément alimentaire, nécessitant des conséquentes démarches administratives, et ayant globalement un impact environnemental plus problématique du fait de formes galéniques impliquant plus de transformation, de transport, d’emballage… Ces plantes étant destinées à être en vente libre, les critères choisis concernaient la sécurité de leur usage et l’état de la ressource.

 

 Article rédigé par Vincent Segretain
mandaté FNAB