La filière porcs bio

Les chiffres clés de la filière porcine bio

  • Cheptel national bio :
    • 9000 truies reproductrices, dont 7 % (670 têtes) en conversion
    • 0,9 % du cheptel de truies en France
  • 40 % du cheptel bio dans le Grand Ouest de la France
  • En France :
    • 9 % de naisseurs
    • 44 % de naisseurs engraisseurs
    • 47 % d’engraisseurs (nombre d’engraisseurs en hausse)
  • Alimentation porcine : environ 80 % du prix de revient
  • 101 000 porcs abattus en 2015 → 9708 tonnes

La production

Entre 2007 et 2015, le nombre d’exploitations porcines et le nombre de truies certifiées bio ont été multipliés par 1,8. En 2016, on compte 421 producteurs de porcs bio. (Source : Agence Bio).

Un tiers des exploitations et plus de la moitié des cheptels de truies (certifiées bio et en conversion) sont localisées dans 3 régions : Pays de la Loire, Bretagne et Poitou-Charentes.

 

Répartition du cheptel de truies reproductrices bio en France en 2015

 

Évolution du cheptel de truies reproductrices et du nombre d’élevages certifiés

© Agence Bio

Après une phase de consolidation en 2013, le cheptel français de truies certifiées bio a à  nouveau légèrement augmenté en 2014 (+ 2 %) et 2015 (+ 3 %). En 2016, 22 fermes supplémentaires se sont engagées en bio, en plus des 242 déjà en phase de conversion. (Source : Agence Bio).

 

Répartition régionale des élevages et du cheptel de truies reproductrices en bio

Source : Agence BIO / OC, Agreste

 

En 2015, les abattages de porcs bio représentent plus de 103 000 porcs, soit presque 10 000 tonnes équivalent carcasse.

Évolution des abattages de porcs bio de 2005 à 2015

Source : Commission Bio d’Interbev

NB : à partir de 2011, la vente directe a été intégrée dans le graphique ci-dessus.

Les circuits de distribution

L’élevage porcin participe avant tout des stratégies de diversification des producteurs, avec commercialisation en vente directe et circuits courts. Seuls le Centre et le Grand Ouest (Pays de la Loire, Nord Poitou-Charentes et Bretagne) comptent dans leurs rangs plusieurs élevages spécialisés d’au moins 50 truies reproductrices.

Les filières organisées écoulent la majorité des volumes, mais concernent à peine la moitié des élevages recensés. Sur les 9700 tonnes de viande porcine commercialisées en 2015 :

  • 4240 le sont en GMS
  • 1280 en boucherie
  • 2750 en magasins spécialisés
  • 630 en RHD
  • 795 en vente directe

87 % du chiffre d’affaires se fait en GSA et magasins spécialisés, 6 % chez les artisans bouchers.

© Agence Bio

Les principaux opérateurs en filières longues sont :

  • Bio Direct (avec Erca Bio)
  • Unébio
  • Porc Bio Atlantique (avec Socopa)
  • Bretagne Viande Bio (via Bio Direct)
  • Porc Bio Cœur de France (avec Tradival et Sicaba)

Et en Europe ?

En 2015, plus de 960 000 porcs certifiés bio dans l’Union européenne, soit seulement 0,6 % du cheptel. Les principaux pays éleveurs sont le Danemark, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. La part des cheptels certifiés bio reste très faible (maximum 1,7 % au Danemark, 1 % en France et seulement 0,6 % au Pays-Bas).

Pour plus de détails, les chiffres 2016 de l’Agence Bio sur la bio dans l’Union Européenne.

La consommation

Depuis plus de 7 ans, le marché est porteur, avec une consommation qui progresse de 16 % en moyenne par an depuis 2007. En 5 ans, entre 2010 et 2015, la consommation a presque doublé.

Actuellement, l’offre française en porcs charcutiers bio ne couvre pas la demande. On compte 10 % d’importations, notamment en charcuterie (le jambon représente 30 % du poids des carcasses et 45 % des volumes consommés). Mais le manque d’offre concerne toute l’Europe, ce qui freine le développement.

© Agence Bio