Cultures

La conduite des productions végétales est basée sur l’amélioration constante de la fertilité et de l’activité biologique des sols et privilégie l’apport d’amendements organiques. L’utilisation de produits chimiques de synthèse est interdite. Il s’agit de nourrir le sol pour nourrir la plante.

 

« Prendre le temps de remettre le sol en état » : La conversion

Avant que leurs récoltes ne puissent être considérées et vendues comme étant issues de l’agriculture biologique, les surfaces passent par une phase de conversion de 2 ans avant ensemencement pour les annuelles, 3 ans avant la récolte pour les pérennes. Pendant cette période de conversion, toutes les règles de la bio doivent être appliquées. Sous certaines conditions, il est possible commercialiser des produits végétaux certifiés en deuxième année de conversion.

« Nourrir le sol pour nourrir la plante » : La fertilisation et la rotation

La fertilité et l’activité biologique des sols sont préservées et augmentées par des rotations longues et pluriannuelles, comprenant des légumineuses, des engrais verts et par l’épandage d’effluents bio. Si ces méthodes ne suffisent pas, d’autres engrais peuvent être utilisés, y compris des effluents conventionnels d’origine non industrielle, à condition qu’ils soient dans la liste positive dédiée (Annexe I du règlement 889/2008). Par accord tacite, l’interprétation courante est qu’il est possible d’utiliser le fumier d’un élevage dès lors qu’il n’est pas « hors-sols ».

L’azote minéral est interdit. L’apport d’effluents animaux ne doit pas dépasser 170 kg N/ha de SAU, cette limite ne s’appliquant qu’aux engrais organiques d’origine animale.

Concernant les rotations, la production d’une même culture alternée par un engrais vert ou une culture dérobée (quelle qu’en soit la durée), sur la même parcelle tous les ans, ne constitue pas une rotation au sens du règlement. En production légumière,
l’alternance de deux cultures ne n’est pas non plus suffisante.

« Une culture liée au sol » : Le lien au sol

L’hydroponie est interdite, les racines de la plante ne pouvant pas être dans une solution ou dans un matériel inerte enrichi d’une solution. L’interprétation française du règlement bio est telle que la culture en bacs entre également dans ce cadre.

« Pas de produits chimiques de synthèse » : Protection des cultures

La protection des plantes (maîtrise des adventices, lutte contre les ravageurs et les maladies) est basée sur la protection par des auxiliaires naturels, le choix des espèces et des variétés culturales, la rotation des cultures, les techniques culturales, le travail du sol et les procédés thermiques. En cas de menace avérée pour une culture et si les moyens précédents ne suffisent pas, seules les spécialités commerciales autorisées à la mise sur le marché (AMM) et conformes à la réglementation bio (Annexe II du règlement 889/2008) peuvent être utilisées. Le désherbage utilise principalement des moyens mécaniques et thermiques.

« Des semences bio »

Les semences et matériels de reproduction végétative doivent être bio. Des dérogations sont possibles en cas d’indisponibilité. Depuis 2004, la vérification obligatoire de la disponibilité en semences biologiques passe par le site Semences biologiques.

Interdiction des OGM

L’utilisation d’OGM (notamment de semences OGM) et de ses dérivés est interdite.

« La mixité pour des variétés facilement distinguables »

La mixité de production bio/non bio est interdite pour les mêmes variétés ou pour des variétés non distinguables à l’œil nu. Pour des variétés différentes, la mixité est possible à condition de bien séparer les unités.

 

Pour en savoir plus...

Vous pouvez télécharger la fiche réglementaire productions végétales pour une description détaillée de ces règles.